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Ne laissez pas les virus vous agripper!

Les virus sont des vilaines « bibittes » extrêmement sournoises et résistantes, qui se multiplient et nous attaquent sans se gêner et ce, plus spécialement l’hiver. La première cause de la virulence accrue des infections grippales en hiver est sans doute la promiscuité dans les espaces fermés et c’est mathématiquement prouvé : plus de gens égale plus de microbes. Effectivement, c’est à la morte saison que nous restons le plus longtemps et plus souvent enfermés, au travail comme à l’école, sinon trop confinés à l’intérieur de nos maisons largement surchauffées. L’excès de chaleur artificielle fragilise nos muqueuses, surtout celles des sinus, et ce fichu rhino-virus se transmet presque instantanément du visage (qu’on se touche en moyenne 40 fois à l’heure !), à nos mains et aussi vite à celles du prochain qu’on va toucher, sans oublier les poignées de portes (surtout celles des WC !) ou les rampes d’escalier. L’hygiène personnelle, par respect pour les autres et pour nous protéger aussi, passe avant tout par un scrupuleux lavage des mains, plusieurs fois par jour et plus dans les hôpitaux, garderies et écoles, véritables bouillons de culture microbienne. Le savoir-vivre nous dicte aussi d’éternuer dans un mouchoir jetable et de ne pas trop s’approcher, en cas de grippe, des bébés, des personnes âgées, ni des malades en général. Les enfants, surtout les plus jeunes et en garderie, sont les plus fragiles victimes des grippes à répétition communiquées des uns aux autres avant tout, mais qui ensuite, les rapportent aussi dans leurs familles. En un seul hiver, 36 souches de virus grippaux différents peuvent traverser notre grand pays, chacun à la vitesse d’un avion !

En naturopathie, nous croyons que, à l’instar du grand docteur Claude Bernard : « Le microbe n’est rien, le terrain est tout ». Ceci signifie que ce qui compte vraiment c’est l’état de santé global et que si le nôtre est bon, les virus qui passeront près de nous, nous feront l’effet de l’eau sur le dos d’un canard (Oscillococcinum, le plus célèbre casse-grippe homéopathique, est fait d’extrait de canard de Barbarie !).

"Le plaisir de la victoire se mesure à l'ardeur du combat" Ambroise Paré, célèbre médecin français du XVI e siècle

Les suppléments les plus importants pour se prémunir, mais aussi soigner les grippes sont les antioxydants, dont les plus importants sont la vitamine A (bêta-carotène ou huile de foie de flétan ou morue), la vitamine C, la vitamine E issue des tocophérols mixtes pour protéger les muqueuses et stimuler les anticorps, sans oublier le zinc (sous forme de citrate). Ces suppléments existent heureusement en complexe bien balancé.

Les bactéries amies qui font la manchette médiatique à cause de leurs bienfaits contre les surinfections bactériennes, même en milieu hospitalier, sont des vecteurs décisifs pour fortifier la bannière intestinale, une des premières zone de tri où se joue la première grande séparation, entre ce qui est assimilé ou rejeté : il existe des dizaines de formules combinées en capsules, formulées selon la flore intestinale de tous les différents groupes d’âge.

Les plantes immunostimulantes sont nombreuses et chacune est efficace à sa manière: l’acidité du citron est antiseptique, le piquant du gingembre fébrifuge et sudorifique, l’achillée millefeuille rafraîchissante et dépurative, le sureau fortifiant et stimulant des anticorps mais la vedette absolue des gardiennes de l’immunité est l’échinacée. Il s’agit de l’utiliser à son meilleur, en teinture-mère à prendre à petite dose régulière en prévention, et à forte dose répétée en cas de grippe déclarée.

Depuis toujours et pour longtemps encore, ces excellentes alliées que sont les plantes médicinales, sont là pour nous protéger des intrus de toute nature. En concentré liquide, en tisane, en comprimé ou en teinture, elles méritent notre confiance car elles ont fait leurs preuves, dans une utilisation étendue régulière et soutenue, et ce à travers tous les âges de l’humanité dans le monde entier.

Comme dans tous les problèmes de santé, épisodiques ou chroniques, les remèdes et solutions sont diverses et nombreuses mais passent avant tout par la prévention : être heureux de vivre et d’aimer, bien dormir, bien respirer, éliminer nos toxines au fur et à mesure , entre autre en « jouant » dehors souvent. Tous ceux-là comptent parmi les meilleurs choix pour sauvegarder notre précieux territoire de chair, même au pire de l’hiver !

Anny Schneider
Auteure, Herboriste et Naturothérapeute