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La mémoire est une faculté qui oublie… (1ère partie)

La mémoire est une faculté qui oublie… (1ère partie)

Antoinette venait d’avoir 70 ans lorsqu’elle s’inquiéta de ses premiers ennuis de mémoire. Des oublis passagers : le titre d’un film vu la veille, le nom d’un restaurant où elle passait depuis plusieurs années ou encore des distractions, parfois stressantes, comme se refaire une deuxième tasse de tisane alors que la première l’attendait sur une table du salon, oublier de fermer les fenêtres alors qu’une véritable tempête s’annonçait et même se retrouver dans l’entrée de son immeuble en pantoufles.

Au bout de quelques mois, troublée, elle décida d’arrêter de jouer l’autruche et de consulter un spécialiste. Tous les tests n’ont pas vraiment démontré un vrai désordre de mémoire mais plutôt des problèmes d’attention et de concentration auxquels on lui a appris à remédier.

Elle aura 73 ans bientôt, elle comprend que sa mémoire aussi vieillit et que ce n’est pas anormal. Difficile à avaler, oui, mais tellement soulagée car les médecins n’ont pas diagnostiqué la fameuse maladie, si médiatisée et terrifiante, l’Alzheimer.

Sylvie Belleville, neuropsychologue, professeur à l’Université de Montréal et chercheuse à l’Institut universitaire de gériatrie, affirme que la mémoire s’affaiblit avec l’âge et principalement la mémoire des faits récents (titre d’un film, l’endroit où on a garé la voiture, le nom d’une personne rencontrée récemment). Mais la mémoire du sens des mots et des situations n’est presque pas altérée par le vieillissement (on n’oublie pas qu’une chaise sert à s’asseoir, que l’auto est un moyen de transport). Selon elle, le trouble le plus apparent apporté par le vieillissement est un ralentissement de la vitesse de traitement de l’information. Plus une tâche de mémoire est complexe plus la personne âgée risque d’avoir de la difficulté à la réussir. Cependant, cette modification, tout à fait naturelle, n’est pas le signe d’une maladie.

De plus en plus de gens jeunes, entre 35 et 55 ans, s’inquiètent de l’état de leur mémoire, en raison de certaines ratées dans leur souvenir. Mais selon le Dr Alain Robillard, neurologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, la plupart du temps ils s’en font pour rien. Il semble que, selon son expérience, c’est plutôt un problème de concentration, causé souvent par la fatigue ou au surmenage.

Dans la plus grande majorité des cas, la maladie est diagnostiquée chez des personnes de plus de 65 ans. Mais, il existe aussi des cas où la personne est beaucoup plus jeune mais est-ce la même maladie ? Parmi les formes familiales de la maladie d’Alzheimer, il convient d’en différencier deux types :

  • on observe un risque de développer la maladie s’il y a des antécédents familiaux, très rare : 5 à 8 % ; et
  • caractérisé par un début précoce. On parle de mutation sur un chromosome, encore plus rare : 1%.

Les troubles de la maladie se manifestent 6 à 12 ans en moyenne avant le diagnostic. C’est-à-dire 3 à 9 ans avant que l’on arrive à les détecter dans les centres spécialisés. C’est la confirmation clinique des données neuropathologiques, apparition de lésions cérébrales, imagerie cérébrale, chez les sujets à haut risque avant les premiers signes observables de déclin. Cette constatation d’une dégradation silencieuse est primordiale car puisqu’il n’y a pas de remèdes miracles pour cette maladie, il faut revoir notre mode de vie afin de l’éviter ou de la freiner.

La 2e partie de cette chronique en février 2011 : Les causes5

A propos de Céline Adam

Titre : ND.A.

La consultante en naturopathie Céline Adam évolue au sein de l’équipe d’Avril Supermarché Santé depuis le tout début, d’abord à Granby puis à Longueuil. C’est en 1995 que Céline Adam est diplômée en naturopathie à Montréal. Depuis, elle ne cesse de poursuivre sa formation afin de rester au fait des dernières pratiques en matière de santé naturelle.