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La mémoire est une faculté qui oublie… (2ème partie)

La mémoire est une faculté qui oublie… (2ème partie)

 

Les principaux signes précurseurs :

Troubles de mémoire et de concentration : Difficulté à se rappeler des événements qui se sont produits dans les heures ou jours précédents et à mémoriser de nouvelles informations;

  • Mémoire à court terme : la plus précocement touchée. Elle permet de maintenir en mémoire durant un court laps de temps (moins de 2 minutes) des éléments nécessaires à une opération cognitive. Si elle est atteinte de façon importante, on conclut que plusieurs actes de la vie quotidienne sont perturbés.
  • Mémoire à long terme : là où l’information doit être stockée. La création de cette mémoire dépend des points de départ des processus d’enregistrement. Cette mémoire est altérée de façon différente selon que son acquisition est implicite (se fait sans effort via geste répétitif) ou explicite (consciente et volontaire). Cette dernière étant la plus précocement détériorée gênant l’apprentissage.
  • Le langage écrit et oral : rapidement, l’entourage proche en est conscient.
  • La désorientation dans l’espace et le temps : difficulté à s’adapter dans de nouveaux lieux ou de nouvelles situations. La conséquence principale à cette faiblesse s’exprime par la tendance à éviter l’éloignement de son environnement habituel.
  • Modification du comportement, de l’humeur et de la personnalité : le plus souvent l’apathie plutôt que l’agressivité. La personne a souvent des sautes d’humeur, de l’anxiété, de l’irritabilité et il y a aggravation lorsque le sommeil est altéré. Elle peut devenir dépressive et avoir tendance à s’isoler lorsqu’elle prend conscience de son état de dégradation. Un manque d’enthousiasme s’installe pour les activités qui l’intéressaient auparavant.

Les 3 phases :

  1. Précoce : dure de 2 à 4 ans et est marquée par des symptômes bénins.
  2. Intermédiaire : dure de 2 à 10 ans et est marquée par une détérioration importante des capacités physiques et mentales. Perte de mémoire même des événements du passé et perte de notion du temps. Augmentation de l’anxiété et de l’agitation.
  3. Avancée : dure 1 à 3 ans et est marquée par des symptômes très avancés. La personne n’est plus autonome.

La dégénérescence du cerveau

Les deux caractéristiques principales de la maladie identifiées pour la 1ère fois par le neurologue allemand Aloïs Alzheimer au début du XXe siècle sont :

  • des plaques, sorte de dépôts situés à l’extérieur des neurones et constituées presque exclusivement d’une petite protéine nommée bêta-amyloïde.
  • des amas, présents dans les ramifications des neurones, qui sont composés de filaments d’une protéine nommée tau.

 

Hypothèses

Ces plaques et amas sont-ils la cause ou la conséquence de la dégénérescence des cellules nerveuses du cerveau? Sont-ils de simples marqueurs où la mort de certaines régions du cerveau s’est déjà produite?

Divers résultats obtenus depuis une dizaine d’années font pencher la balance en faveur de l’hypothèse de la cascade amyloïde. Les deux protéines participeraient au déclenchement de la maladie avec comme précurseur la bêta-amyloïde.

 

Selon les plus récentes études, une autre hypothèse a été émise : le diabète de type 3 qui prendrait son origine d’un problème neuroendocrinien. Les chercheurs ont remarqué une réduction significative de la concentration de l’insuline et de ses récepteurs dans le cerveau de personnes au 1er stade de la maladie et une diminution progressive (de 80% du taux normal) de ces mêmes paramètres à mesure que la maladie évolue.

Malgré toutes ces hypothèses et certaines pistes découvertes pour ralentir la maladie, nous sommes loin de la coupe aux lèvres, car la difficulté réside dans la détermination des causes réelles de la maladie afin de la prévenir.

Études et mode de vie dont le syndrome de l’obésité abdominale

Plusieurs études ont déjà confirmé le lien entre la maladie et le mode de vie.

Un congrès qui a eu lieu à Madrid (2006) a confirmé ce lien et l’apparition de la maladie. Il semble que l’obésité doublerait le risque de la contracter, que l’excès de cholestérol et l’hypertension multiplieraient ce risque par 6 et que le diabète, comme les maladies cardio-vasculaires, augmenterait la dégradation cognitive.

Une étude finlandaise (2006) a démontré qu’une consommation excessive de lipides animaux et le manque d’exercice accéléraient l’apparition des premiers symptômes.

Autres fautifs

  • Stress, cortisol et mémoire
  • Tabagisme
  • Augmentation de l’homocystéine
  • Inflammation chronique
  • Manque d’activités intellectuelles
  • Oxydation cellulaire
  • Certains médicaments
  • TROP d’exercice.

En naturopathie, la prévention est toujours de mise.

La 3e partie de cette chronique : Alimentation et supplémentation.

A propos de Céline Adam

Titre : ND.A.

La consultante en naturopathie Céline Adam évolue au sein de l’équipe d’Avril Supermarché Santé depuis le tout début, d’abord à Granby puis à Longueuil. C’est en 1995 que Céline Adam est diplômée en naturopathie à Montréal. Depuis, elle ne cesse de poursuivre sa formation afin de rester au fait des dernières pratiques en matière de santé naturelle.