Avril Supermarché Santé
Vitamine D3 et compagnie : pour la prévention du cancer, des maladies inflammatoires, cardio-vasculaires et osseuses

Vitamine D3 et compagnie : pour la prévention du cancer, des maladies inflammatoires, cardio-vasculaires et osseuses

La découverte de la vitamine D, remonte aux années 1920, où des chercheurs tel que Mellanby, Mc Collum… ont découvert sa capacité à traiter et à prévenir le rachitisme. Mon intérêt pour cette dernière remonte au début des années 2000, où je cherchais une alternative plus économique que le cartilage de requin, comme inhibiteur de l’angiogenèse, pour mes clients ayant déjà été atteints d’un cancer.

L’angiogenèse est un processus d’élaboration de vaisseaux sanguins nouveaux et anormaux (croissance accélérée), qui permettent « l’alimentation » et le développement des tumeurs.

Différentes substances sont étudiées pour leur potentiel de stimulation indésirable de l’angiogenèse, ou encore, pour leur potentiel d’inhibition de celle-ci. D’une façon générale, les substances capables d’inhiber (empêcher) l’angiogenèse, permettent de mettre un frein au développement des tumeurs et de leur capacité de métastaser (produire des tumeurs à distance). Plusieurs cancers sont alors freinés dans leur développement.

L’angiogenèse est également un processus permettant la progression de bon nombre de maladies auto-immunes et inflammatoires (psoriasis, sclérose en plaque, arthrite rhumatoïde…). Il semble qu’un apport optimal en vitamine D3 permette de réduire l’incidence de plusieurs cancers, du diabète de type 1 d’origine auto-immune et de l’eczéma. Nos globules blancs possèdent des récepteurs sensibles à la vitamine D3 et il semble qu’un apport optimal de celle-ci, favorise une action plus équilibrée de nos globules blancs. C’est-à-dire que ceux-ci peuvent éliminer les virus, bactéries, parasites plus efficacement, sans dépasser leur objectif premier et causer ainsi des maladies inflammatoires ou auto-immunes.

La vitamine D3 qui enlève la palme, côté publicité, depuis plusieurs mois, est l’une de ces substances naturelles, capable d’inhiber l’angiogenèse. Avec la phobie des rayons U.V. et les trous dans la couche d’ozone, la capacité de notre peau à fabriquer la vitamine D à partir du soleil et du cholestérol, que l’on s’efforce également de réduire au maximum, se trouve, trop souvent, compromise. Les sources alimentaires en vitamine D sont pourtant nombreuses : thon, saumon, sardine, œufs, produits laitiers, foie, huître, champignon, hareng… Il semble néanmoins que bon nombre d’adultes manquent de cette précieuse vitamine.

Le National Academy of Science des États-Unis a revu à la hausse sa recommandation quotidienne de vitamine D, en proposant un minimum de 800 U.I, chez l’adulte. La société canadienne du cancer, recommande 1000 U.I par jour, afin de réduire les risques de bon nombre de cancers (prostate, sein, intestin, pancréas…). Le American Academy of Pediatrics affirme qu’un apport minimal de 400 U.I par jour, devrait être donné à l’enfant de sa naissance à son adolescence.

La cardiologie s’intéresse également aux bienfaits de la vitamine D3. Celle-ci permet en effet de réduire la tendance qu’ont les vaisseaux sanguins à s’inflammer et par conséquent, à se calcifier, provoquant alors l’hypertension et l’obstruction progressive des artères.

Un apport supplémentaire en vitamine D3 (la forme la plus active), n’est donc plus un luxe pour les personnes qui doivent éviter le soleil et conserver leur cholestérol bas. Les cellules du sein, de la prostate, du côlon et de plusieurs autres organes, possèdent des récepteurs qui les rendent « réceptives » à un apport accru en vitamine D3. Celle-ci permet de régulariser la croissance et la différenciation cellulaire au sein de ces organes. Le manque de différenciation cellulaire caractérise également le développement des cellules cancéreuses. C’est en partie, ce manque de différenciation qui permet aux cellules cancéreuses de « voyager » et de s’établir (métastases) dans des organes variés, échappant du même coup aux systèmes de régularisation naturels de l’organisme sain.

La vitamine D3 est également utile dans la régularisation de l’activité de certaines enzymes qui peuvent affaiblir le collagène (protéine assurant la résistance des tissus) et ainsi favoriser la progression du cancer (facilité à métastaser). C’est cette activité de renforcement du collagène qui permet à la vitamine D3 de freiner également l’évolution de l’arthrose et de l’ostéoporose.

Des études chez l’animal, démontrent la réduction des métastases dans plusieurs modèles animaux de cancers humains, avec l’utilisation de vitamine D. La vitamine D est également une substance naturelle qui favorise l’apoptose des cellules cancéreuses. La recherche se concentre également sur les substances capables de provoquer l’apoptose (le suicide cellulaire) des cellules cancéreuses qui se développent en « oubliant de mourir ».

La vitamine D3 possède ainsi plusieurs modes d’action lui permettant de « postuler » au sein de l’arsenal des substances naturelles les plus actives afin d’enrayer le développement de nombreux cancers. Il ne faut par conséquent pas s’étonner de l’intérêt scientifique porté à celle-ci. Son faible coût, la rend encore plus précieuse.

La vitamine D3 partage plusieurs modes d’action communs à ceux des polyphénols. Rappelons que c’est l’intérêt porté au thé vert et à ses polyphénols, dans les dernières décennies, qui est responsable de cette reconnaissance des bienfaits des polyphénols par la science et de l’industrie alimentaire. Maintenant on peut se procurer des jus, des thés, des yogourts et plusieurs autres aliments enrichis en polyphénols et « clamant » sur leurs étiquettes, qu’ils permettent de réduire les risques d’apparition du cancer ou des maladies cardio-vasculaires.

Il reste à établir officiellement les dosages thérapeutiques de vitamine D pour ces différentes maladies. Nous n’en sommes pas là. En fait, ce qui permet de prévenir un problème de santé, ne permet pas forcément de traiter ce même problème de santé.

Mentionnons que pour l’instant, un apport quotidien de 1000 U.I. sous forme de vitamine D3 (la D3 est la forme la plus active de vitamine D), n’est vraiment pas un luxe chez les adultes voulant réduire les risques. On utilise déjà des doses plus élevées sur une base régulière, et ce, de façon sécuritaire, dans le traitement l’ostéoporose, où 2000 U.I ou plus, est souvent utilisé… En favorisant l’absorption intestinale du calcium, la réduction de sa perte urinaire et le renforcement de la structure de collagène des os (où le calcium se dépose), la vitamine D3 permet en effet de réduire le nombre de fractures associées à l’ostéoporose, chez la personne atteinte.

Bien que le besoin en vitamine D3 puisse être très augmenté lors de malabsorption (fibrose kystique, maladies intestinales, pancréatite, maladies du foie ou des reins…), de végétalisme ou de la prise de certains médicaments (cortisone, médicaments contre l’épilepsie…), il demeure que la vitamine D3 est une vitamine liposoluble, s’accumulant au sein de notre foie. La recommandation naturopathique à ce niveau ne saurait par conséquent pas excéder le 2000 U.I par jour, chez l’adulte. Au-delà de cette dose, la prise de vitamine D3 relève plus de la pharmacologie et n’est pas dénudée de risques (céphalées, nausées, vomissements, fatigue, perte de poids, calcifications des reins…). Les personnes consommant déjà des médicaments, les femmes enceintes, de même que les enfants, doivent consulter un(e) professionnel(le) de la santé, avant d’utiliser des produits de santé naturels.

Réf : Bernardi J. Ronald et coll. Antiproliferative Effects of D3 and vitamin D Analogs on Tumor-Derived Endothelial Cells. Endocrinology Vol. 143, #7 p. 2508-2514.

Mantell D. J. et coll. D3 Inhibits Angiogenesis In Vitro and In Vivo. Circulation Research. 2000. #87 p.214.

Boik John. Cancer and Natural Medicine. Oregon Medical Press. Minnesota. 1996

www.passeportsanté.net

A propos de Mario Chaput

Titre : Naturopathe

Diplômé en naturopathie en 1995 à Montréal, il a aussi étudié la Kinésithérapie à l’Université de Sherbrooke. Ce naturopathe bien connu dans le domaine et membre de l’ANAQ (Association des Naturopathes Agréés du Québec), offre des consultations privées en naturopathie générale chez Avril Supermarché Santé. Bilan de santé, analyse toxémique personalisée, nutrithérapie personnalisée et iridologie sont ses approches.